Partager l'article ! Où sont passées les promesses électorales ?: Sous l’ancienne mandature, les élus avait voté une délibération en Conseil municipal qui fa ...
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Sous l’ancienne mandature, les élus avait voté une délibération en Conseil municipal qui faisait état d’un engagement triennal 2005 – 2006 - 2007 de construction de 27 logements à la Cité Cadoux. La majorité municipale d’alors avait donc procédé à l’achat au « compte goutte » des logements afin d’en être propriétaire et de mettre en œuvre ce projet. Or en Conseil municipal de juin dernier sous l’égide de la nouvelle majorité (donc des nouveaux élus), une délibération est venue contrecarrer tous les projets. Celle-ci se met, non seulement à revendre les logements de la Cité Cadoux rendant caduc le projet de construction de logements sociaux mais de plus, elle (la majorité) fait de la surenchère, précisément de la spéculation immobilière car pour un lot qu’elle avait acheté 38 000 euros environ, elle le revend à 95 000 euros. La majorité aurait-elle besoin d’argent neuf ? Mais alors pour quel projet ? Comment une telle décision peut elle être prise quand on sait que bon nombre de Beauchampois ne peut se loger. Donner la possibilité de se loger à ses concitoyens ou à leurs enfants doit être un objectif prioritaire !
Cette décision est d’autant plus inacceptable car souvenons-nous, le 30 septembre 2004, M. Lavaud et ses élus en usant de leur droit de préemption, ont procédé à l’expulsion d’une famille, dans cette même cité. Cette décision que j’avais dénoncée et combattue à l’époque relevait de ce que je qualifierai d’une injustice. Expulser une famille « sans problème » avec quatre enfants, scolarisés à Beauchamp, famille dont la demande de logement datait de 1989 et qui n’avait jamais eu à l’époque l’ombre d’une proposition de relogement sur la ville relève en effet d’une situation arbitraire. On peut se demander pourquoi, avec le recul, une telle précipitation si aujourd’hui la volonté de la majorité est de les revendre.
Avec 15 % de logements sociaux, Beauchamp n’est certes pas le pire élève de la classe mais elle se trouve quand même en infraction avec la loi SRU obligeant les communes à avoir 20 % de ces dits logements sur leur territoire. De fait pour la seule année 2008 l’amende s’élève à plus de 87 000 euros. On ne peut que regretter l’absence d’un vrai projet raisonné et de qualité permettant un peu de mixité sociale !
Valérie Gonçalvès, Conseillère municipale d’opposition
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